Mes lectures de la rentrée littéraire {8}

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♦  PétronCouverture Pétronilleille d’ Amélie Nothomb

Quatrième de couverture: « Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »

Informations supplémentaires: Édition Albin Michel , 196 pages , 16,50€

Mes impressions:

Depuis mes années de lycée, j’essaye de suivre au maximum la production d’Amélie Nothomb. Parfois j’adore ( Hygiène de l’assassin , Acide sulfurique, Mercure…) et parfois je suis déçue ( Le fait du prince, Le voyage d’hiver).  D’habitude, les autobiographies ou bien les autofictions ne sont pas ma tasse de thé. Cependant, j’ai tout de même réussi  à apprécier Pétronille.

Lors d’une séance de dédicace, A. Nothomb rencontre Petronille Fanto, une de ses correspondantes pour le moins atypique : une jeune femme au style androgyne souhaitant devenir également écrivain. Notre auteure trouve en cette dernière une camarade « d’ivresse » pour la dégustation de bon champagne. Pétronille nous offre une belle et  étrange histoire d’amitié entre Amélie Nothomb – auteure déjà reconnue de nationalité belge née au Japon dans une famille de bon rang  – et Pétronille – apprentie romancière au franc-parler (Stéphanie Hochet ), issue d’une famille ouvrière et communiste.

C’est un court roman qui se lit vite, n’apporte pas grand chose sinon d’être divertissant. Le style d’Amélie Nothomb est toujours aussi unique : un vocabulaire abondant parsemé d »un ton cynique.

Couverture Un secret du docteur Freud

 Un secret du docteur Freud d’ Eliette Abecassis

Quatrième de couverture: « Vienne, mars 1938. S. Freud et sa fille Ana ont réuni les adhérents de la Société psychanalytique pour une session extraordinaire. Une soixantaine de membres ont répondu présent et se sont réunis autour du maître qui s’exprime devant eux, peut-être pour la dernière fois… »

Informations supplémentaires : Édition Flammarion 193 pages, 18 €.

Mes impressions:

Auteure d’une vingtaine de romans pour public adulte et enfant, c’est avec ce titre que je découvre enfin sa plume. Plusieurs livres retiennent mon attention pour la suite dont La répudiée, Un heureux évènement et Sépharade.

C’est le thème de cet ouvrage qui a su titiller ma curiosité. Comme l’indique le titre, ce roman parle -en autres- du docteur Freud et de la psychanalyse,  deux points qui m’intéressent fortement.  Un secret du docteur Freud retrace une partie de la vie romancée de Sigmund Freud pendant la seconde guerre mondiale et d’un secret qui nous sera dévoilé qu’à la toute fin du roman. Étant de confession juive, le docteur Freud est contraint de quitter l’Autriche pour fuir l’antisémitisme. Mais avant, il souhaite récupérer des lettres adressées à son ancien ami W.Fliess qui cachent un effroyable secret..

Comme pour le roman d’Amélie Nothomb, Un secret du docteur Freud était une courte lecture divertissante, intéressante mais sans être pour autant transcendante..

Couverture La peau de l'oursLa peau de l’ours de Joy Sorman

Quatrième de couverture: « Le contrat interdisant aux ours de s’approcher des enfants avait été étendu aux jeunes filles, leur attirance réciproque, depuis longtemps suspectée et redoutée par les hommes, mettant en péril la survie de la communauté, le maintien de l’ordre et la bonne moralité des femmes, dont il ne faut pas exciter le désir. Malgré ces précautions, un ours et une femme se croisèrent et cela dégénéra. »

Informations supplémentaires:  Édition Gallimard  ,160 pages, 16,50€

Mes impressions:

La peau de l’ours est un court roman écrit sous forme de conte intemporel où deux parties principales se dégagent.

Dans la première, nous découvrons la mythologie qu’a su inspirer la figure de l’Ours à travers les âges. Dans de nombreux pays, l’Ours est considéré soit comme notre ancêtre, soit comme un Dieu.Un de ces mythes raconte également les possibles relations sexuelles entre les femmes et les ours.

Suzanne, la plus belle fille du village est enlevée, séquestrée et violée pendant plusieurs années par un ours. De cet union naît notre narrateur, un hybride mi-homme mi-bête.

Dans la seconde partie, nous suivons la vie mouvementée de cet hybride. Il sera vendu à un montreur d’ours, puis à un organisateur de combats , il intègrera un cirque et enfin, terminera sa triste vie dans un zoo.

Ce conte montre comment l’Ours est contraint d’abandonner sa part d’humanité et de se transformer complètement en bête afin d’ être en raccord avec les attentes des hommes. Cette relation asymétrique dénonce un paradoxe: l’Humanité des animaux et la Bestialité des hommes.

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