Et quelquefois j’ai comme une grande idée – Ken Kessey {24}

et quelquefois

◊ Édition Monsieur Toussaint Louverture◊ 896 pages ◊ 2015 ◊ 15€

tampon-clear-arabesqueL’histoire se déroule en Oregon, dans la petite ville forestière imaginaire de la Wakonda pendant les années 60. Pour aider à maintenir à flot la scierie familiale face à des grèves syndicalistes qui paralysent toute la ville , Leland, le cadet du redoutable clan Stampers, jeune intellectuel introverti revient dans sa ville natale pour leur prêter main forte et assouvir sa vengeance.

Depuis l’enfance, il existe une rivalité entre les deux frères Stampers, d’un côté nous avons Hank, l’ainé charismatique et baraqué qui suit les traces de son clan en reprenant la gestion de l’entreprise familiale et de l’autre, son demi-frère Lee, un homme fragilisé aussi bien physiquement que psychologiquement.

« Et ne pas être assez grand pour prendre sa place m’a privé de ma propre place, m’a laissé n’être plus personne » p 379.

Leland décidera-t-il de se venger ou bien de sauver l’honneur familial ?

tampon-clear-arabesqueEt quelquefois j’ai comme une grande idée est un roman (un pavé de 800 pages!) au contenu dense et complexe . Il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour comprendre le style de l’auteur et apprécier ma lecture. En effet, son système d’écriture, basé sur de la mise en forme différente ( italique, parenthèse, etc.) permet de multiplier les digressions et de passer d’un personnage à un autre sans mettre de ponctuation.

De plus, le roman comprend  peu de chapitres et de paragraphes, ce qui peut -dans un premier temps-  dérouter le lecteur. Mais il faut passer outre ces petits détails si vous ne voulez pas manquer la lecture de cette œuvre magistrale.

C’est également un roman « intimiste », sur les relations complexes qui lient les êtres humains entre eux. Ken Kessey nous propose le portrait  d’une certaine Amérique, loin de tout, au plus près de la nature. Wakonda est une petite ville où tout le monde se connaît et où il n’y a de secret pour personne. Ses habitants sont des personnes entières qui disent ce qu’elles pensent et qui se battent pour défendre leurs valeurs.

Enfin, un autre personnage central dans ce livre est l’indomptable nature de l’Oregon.  Des forêts interminables, des pluies torrentielles, des ours, des lynx, des oies sauvages du Canada et la rivière oregonWakonda Auga.  L’homme est dépendant des caprices de la nature. Il doit se plier à elle et non l’inverse et lutter pour vivre.

 

 

Bref, un très belle lecture exigeante sur l’amour et la haine, la complicité et la rivalité.

Je remercie chaleureusement masse critique babelio ainsi que les éditions toussaint pour ce partenariat. Je tenais également à féliciter cette maison d’édition pour le merveilleux travail qui a été réalisé sur cette parution en semi-poche!

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